Votre (très prochaine) campagne électorale des #municipales2020 avec ou sans une solution numérique ?

Tracter dans les boîtes aux lettres, une stratégie efficace ?

De nombreuses équipes avec qui nous discutons comprennent sans difficulté les très fortes valeurs ajoutées d’une solution numérique pour analyser leur territoire politique, construire les meilleures stratégies électorales et mobiliser les électeurs en leur faveur. D’autres, dont il ne s’agit ici en aucune façon de les critiquer, nous expliquent qu’ils ont l’habitude de faire des campagnes en mode « traditionnel » et donc pourquoi alors changer ses pratiques.

Le passage au numérique dans la gestion des campagnes électorales suscite des appréhensions qui peuvent apparaître comme parfaitement légitimes. Si ces dernières fonctionnaient avant ainsi, pourquoi changer. Et puis l’image renvoyée par une équipe qui utiliserait une telle solution n’est-elle pas ternie par le recours aux données, au ciblage et la construction rationnelle de stratégies électorales qui reposent sur l’analyses plutôt que sur la mobilisation par des idées. Enfin, une équipe de campagne c’est avant toute chose des bénévoles, des militants et quelques professionnels de la chose qui essayent de mettre en œuvre souvent assez intuitivement quelques stratégie souvent réduites sur un territoire politique.

Le temps est une ressource indispensable dans une campagne électorale.

Malheureusement les temps changent et quelques questions pertinentes permettent de penser que s’abstenir de recourir à une solution de ce type est un mauvais calcul. Songez un instant aux questions suivantes et au temps que vous perdez et aux ressources que vous mobilisez en vain (temps, moyens financiers et bonne volonté des membres de votre équipe).

Si vous souhaitez mobiliser des électeurs, il est important de connaître leurs comportements passés sur les différents bureaux de vote, où sont-ils depuis les dernières échéances électorales ? Comment pouvez-vous disposer rapidement des données des différents bureaux de vote sur lesquels il est possible d’observer une diminution du nombre d’inscrits, d’exprimés, de votants et une augmentation de l’abstention ? Qui va s’occuper de cette tâche alors que la campagne est déjà commencée ?

Quels bureaux vous sont plutôt favorables et ceux pour lesquels il est peu probable que des électeurs puissent se mobiliser pour ma candidature et mon équipe ? Quels sont les profils des électeurs par quartier, par bureau de vote ?

Comment calculer rapidement les projections des voix possibles en fonction des résultats antérieurs sur chaque bureau de vote ? Comment calculer les possibles reports de voix entre les deux tours ?

Stratégies qui reposent sur l’âge des habitants et des électeurs.

Si vous souhaitez tout simplement pouvoir comparer les électeurs inscrits par âge et par sexe par bureau de vote avec le potentiel de citoyens qui pourraient être inscrits et surtout ceux qui ne le sont pas, comment pouvez-vous alors le mesurer sur chaque bureau de vote ? Il vous serait sûrement utile de pouvoir cibler par âge, sexe, diplôme, ancienneté de résidence, catégories socioprofessionnelles, les électeurs potentiels sur chacun des bureaux de vote de votre territoire politique. Peu de chance qu’un tableur vous permettra de construire ce type de calculs.

Pourquoi limiter ses actions sur quelques stratégies électorales ? Une solution numérique permet de multiplier les stratégies et la mobilisation des réservoirs de citoyens à inscrire, à les mobiliser électoralement et à les convaincre politiquement de voter pour vous.

Vous vous lancez dans du porte-à-porte, des réunions d’appartements, des réunions publiques et vous essayez de faire individuellement le lien avec les électeurs. Comment conserver, entretenir ces liens et répondre efficacement à leurs attentes et leurs préoccupations sans vous ruiner en termes de communication traditionnelle ?

Aucun texte alternatif pour cette image
Mobiliser les électeurs avec les bons outils.

Opérations « boîtage », 
« tractage », réunions publiques en ayant recours aux tracts, flyers, lettres et toute autre forme de communication papier sont aujourd’hui un vrai gâchis à la fois financier et écologique. Au mieux 3 tracts sur 10 sont lus quand ils sont déposés dans une boîte aux lettres. En diffusion publique, au mieux vos militants et bénévoles repartent avec la moitié des documents qu’ils avaient prévus de distribuer. Inutile de préciser qu’en fin de campagne, si vous vous amusez à fouiller les poubelles du lieu de l’opération, vous risquez bien de trouver dans leur fond vos dépenses de campagne. Qui n’a pas trouvé à la fermeture du local de campagne des tracts qui serviront l’hiver prochain à allumer les cheminées ou les derniers barbecues pour réunir une dernière fois l’équipe de campagne.

Et tout ce travail effectué par votre équipe que devient-il une fois la campagne terminée que vous soyez gagnant ou perdant ? Qui aura gardé les traces de toutes les stratégies, les actions qui ont permis la victoire mais aussi celles qui n’étaient pas gagnantes et que vous commencerez à nouveau peut-être aux prochaines élections. Une solution numérique c’est aussi la mémoire de ce travail collectif, ce d’autant que cette solution dispose des outils pour gouverner et organiser votre équipe.

Ces 2 outils numériques qui vous feront gagner l’élection

Les réseaux sociaux et les logiciels de stratégies de campagne électorale sont déterminants pour remporter les municipales 2020 et toutes les élections qui suivent. Pourquoi ? Pouvez-vous continuer à gagner comme vous l'avez toujours fait ? Pas si sûr...

Image

Ci-dessus : traditionnellement, les candidats faisaient les marchés pendant chaque campagne électorale. Carte postale ancienne, Bordeaux (Gironde) source site www.cparama.com

OUTIL n°1 : réseaux sociaux, mes réserves de voix

Aujourd’hui, les canaux de communication s’appellent Facebook et YouTube (les deux principaux) et ils sont ouverts 24h/24h ! Ces deux acteurs sont les médias d’information quasi-exclusifs des 15-44%. Alors faites le calcul rapide pour votre commune.

Récemment, j’ai accueilli des stagiaires âgés de 19 à 24 ans dans mon entreprise. Ces jeunes votants sont étonnants tellement leur regard critique est affûté, tellement les communications institutionnelles classiques ne les atteignent pas ! À leurs yeux, Facebook est déjà dépassé, ce qui ne les empêche pas d’être sur Facebook de manière quotidienne… ainsi que dans une large mesure leurs parents et grands-parents !

Mais jugez par vous-même : interrogez des 15-44 ans de votre entourage, testez votre communication actuelle sur les réseaux sociaux.

Sinon, quel est le risque ? C’est de perdre la face !

En 1996, le sympathique président Chirac découvrait la souris informatique raconte le livre “Chirac – Entre perles et culture” – Guy Baret – Éditions du moment

Et si la réponse n’était pas celle que vous croyez ? Il va falloir créer du lien, utiliser Facebook et YouTube pour se rapprocher de l’électorat. Et pour cela, il va falloir utiliser des principes de narration proches de vos électeurs, et notamment la spontanéité !

Il faudra également augmenter le volume de contenus : avec des stories éphémères (ces publications disparaissent généralement après 24 heures), il faudra sortir beaucoup, beaucoup de contenus…

OUTIL n°2 : l’outil de gestion de campagne

A quoi ça sert ? A construire vos stratégies électorales puis les mettre en œuvre avec votre équipe comme n’importe quelle entreprise. Beaucoup d’entre vous sont des habitué(e)s des campagnes électorales. Il est temps de prendre la mesure de votre époque.

Vos concurrents directs utilisent déjà des solutions du type R3CIT de POLIGMA (à l’origine du site candidats2020.com). Vous êtes déjà dans une situation de désavantage, dans une bataille déloyale, dans laquelle vos adversaires ont déjà plusieurs coups d’avance. Un exemple sur le terrain : vous rencontrez Claude Martin par hasard. La personne vous affirme son soutien, vous donne son e-mail et son téléphone.

Dans un cas, vous écrivez les coordonnées de Claude sur votre agenda. Vous faites passer l’info à la prochaine réunion à la personne qui gère la base des contacts. Il s’écoule des jours, il faut retrouver Claude sur la carte de la commune et identifier le bureau de vote.

Ci-dessus : en 1988, l’eau courante est installée dans cette bastide, qui passe alors de 0 à 4 toilettes. C’est la même chose pour vous : si vous refusez d’utiliser les outils de 2019, vous partez avec un désavantage. Photo : François Abbe – PASSADOC

Dans l’autre cas, vous recherchez Claude directement dans votre solution numérique. Elle reçoit un e-mail automatisé lui demandant son consentement pour faire partie de vos contacts réguliers dans le cadre de la campagne (RGPD oblige), elle valide ses coordonnées, vous l’invitez à la prochaine réunion de quartier, vous lui transmettez des informations précises à jour correspondant à son profil et vous gardez la trace de cette communication ciblée.

La conclusion est sans appel !

Une tête de liste peut-elle échapper à la révolution numérique ?

Mon père a 75 ans. C’est un baby-boomer comme bon nombre de candidats et candidates aux municipales. Depuis quelques années, je le sensibilise, le forme à utiliser l’essentiel des outils numériques (e-mail, internet, Facebook). “Tout ça, ça m’emmerde” m’a-t’il dit. Vous le pensez aussi ? J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne nouvelle, c’est que vous avez le droit de dire NON à l’usage des outils numériques. Vous allez certainement vous entourer des bonnes personnes. La com’ sur les réseaux sociaux sortira à travers le filtre de ces talents. On vous relayera les infos des concurrents, vous donnerez vos instructions pour les contrer… et tout ça jusqu’à fin mars 2020. Mais au final, vous serez un suiveur de l’agenda politique construit par vos concurrents, plutôt qu’un leader qui fait l’agenda.

Les pics d’échanges sur les réseaux sociaux les soirs et week-ends vous placeront dans un tel niveau de stress que même un vieux marc de Banyuls n’y pourra rien (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé) !

Récemment lors d’une inauguration, une élue m’a rapporté qu’elle était en train d’éteindre le feu avec son smartphone suite à un Tweet incendiaire. C’est son premier mandat politique et elle n’est pas déçue me confie t’elle. Cet article d’où est issu ce visuel décrypte le processus d’escalade sur Twitter.

La mauvaise nouvelle est en fait une super nouvelle pour les citoyens. Vous acceptez d’utiliser vous-même un minimum les réseaux sociaux. Vous allez vous ouvrir à ces 15-44 ans et tous les autres que vous ne croiserez pas autrement ! Vous allez construire du lien, fédérer les électeurs autour de votre projet politique. Ce qui est sûrement une excellente idée pour récupérer les 42% d’abstentionnistes (moyenne aux municipales de 2014). Une fois élu(e) en mars 2020, vous continuez sur vos bonnes pratiques.

Et comme vous avez un grand cœur et qu’on vous a “bassiné” avec ça, vous en faites profiter toute votre équipe de campagne. Vous formez les fidèles au fil de l’eau aux bonnes pratiques sur les réseaux sociaux. Votre garde prétorienne gère la campagne grâce au logiciel de stratégie politique et au suivi des réseaux sociaux. Vous démultipliez ainsi vos forces grâce à cette armée numérique pour (re)conquérir votre territoire politique.

Chiche ? Allez, contactez moi !