Votre (très prochaine) campagne électorale des #municipales2020 avec ou sans une solution numérique ?

Tracter dans les boîtes aux lettres, une stratégie efficace ?

De nombreuses équipes avec qui nous discutons comprennent sans difficulté les très fortes valeurs ajoutées d’une solution numérique pour analyser leur territoire politique, construire les meilleures stratégies électorales et mobiliser les électeurs en leur faveur. D’autres, dont il ne s’agit ici en aucune façon de les critiquer, nous expliquent qu’ils ont l’habitude de faire des campagnes en mode « traditionnel » et donc pourquoi alors changer ses pratiques.

Le passage au numérique dans la gestion des campagnes électorales suscite des appréhensions qui peuvent apparaître comme parfaitement légitimes. Si ces dernières fonctionnaient avant ainsi, pourquoi changer. Et puis l’image renvoyée par une équipe qui utiliserait une telle solution n’est-elle pas ternie par le recours aux données, au ciblage et la construction rationnelle de stratégies électorales qui reposent sur l’analyses plutôt que sur la mobilisation par des idées. Enfin, une équipe de campagne c’est avant toute chose des bénévoles, des militants et quelques professionnels de la chose qui essayent de mettre en œuvre souvent assez intuitivement quelques stratégie souvent réduites sur un territoire politique.

Le temps est une ressource indispensable dans une campagne électorale.

Malheureusement les temps changent et quelques questions pertinentes permettent de penser que s’abstenir de recourir à une solution de ce type est un mauvais calcul. Songez un instant aux questions suivantes et au temps que vous perdez et aux ressources que vous mobilisez en vain (temps, moyens financiers et bonne volonté des membres de votre équipe).

Si vous souhaitez mobiliser des électeurs, il est important de connaître leurs comportements passés sur les différents bureaux de vote, où sont-ils depuis les dernières échéances électorales ? Comment pouvez-vous disposer rapidement des données des différents bureaux de vote sur lesquels il est possible d’observer une diminution du nombre d’inscrits, d’exprimés, de votants et une augmentation de l’abstention ? Qui va s’occuper de cette tâche alors que la campagne est déjà commencée ?

Quels bureaux vous sont plutôt favorables et ceux pour lesquels il est peu probable que des électeurs puissent se mobiliser pour ma candidature et mon équipe ? Quels sont les profils des électeurs par quartier, par bureau de vote ?

Comment calculer rapidement les projections des voix possibles en fonction des résultats antérieurs sur chaque bureau de vote ? Comment calculer les possibles reports de voix entre les deux tours ?

Stratégies qui reposent sur l’âge des habitants et des électeurs.

Si vous souhaitez tout simplement pouvoir comparer les électeurs inscrits par âge et par sexe par bureau de vote avec le potentiel de citoyens qui pourraient être inscrits et surtout ceux qui ne le sont pas, comment pouvez-vous alors le mesurer sur chaque bureau de vote ? Il vous serait sûrement utile de pouvoir cibler par âge, sexe, diplôme, ancienneté de résidence, catégories socioprofessionnelles, les électeurs potentiels sur chacun des bureaux de vote de votre territoire politique. Peu de chance qu’un tableur vous permettra de construire ce type de calculs.

Pourquoi limiter ses actions sur quelques stratégies électorales ? Une solution numérique permet de multiplier les stratégies et la mobilisation des réservoirs de citoyens à inscrire, à les mobiliser électoralement et à les convaincre politiquement de voter pour vous.

Vous vous lancez dans du porte-à-porte, des réunions d’appartements, des réunions publiques et vous essayez de faire individuellement le lien avec les électeurs. Comment conserver, entretenir ces liens et répondre efficacement à leurs attentes et leurs préoccupations sans vous ruiner en termes de communication traditionnelle ?

Aucun texte alternatif pour cette image
Mobiliser les électeurs avec les bons outils.

Opérations « boîtage », 
« tractage », réunions publiques en ayant recours aux tracts, flyers, lettres et toute autre forme de communication papier sont aujourd’hui un vrai gâchis à la fois financier et écologique. Au mieux 3 tracts sur 10 sont lus quand ils sont déposés dans une boîte aux lettres. En diffusion publique, au mieux vos militants et bénévoles repartent avec la moitié des documents qu’ils avaient prévus de distribuer. Inutile de préciser qu’en fin de campagne, si vous vous amusez à fouiller les poubelles du lieu de l’opération, vous risquez bien de trouver dans leur fond vos dépenses de campagne. Qui n’a pas trouvé à la fermeture du local de campagne des tracts qui serviront l’hiver prochain à allumer les cheminées ou les derniers barbecues pour réunir une dernière fois l’équipe de campagne.

Et tout ce travail effectué par votre équipe que devient-il une fois la campagne terminée que vous soyez gagnant ou perdant ? Qui aura gardé les traces de toutes les stratégies, les actions qui ont permis la victoire mais aussi celles qui n’étaient pas gagnantes et que vous commencerez à nouveau peut-être aux prochaines élections. Une solution numérique c’est aussi la mémoire de ce travail collectif, ce d’autant que cette solution dispose des outils pour gouverner et organiser votre équipe.

Ces 2 outils numériques qui vous feront gagner l’élection

Les réseaux sociaux et les logiciels de stratégies de campagne électorale sont déterminants pour remporter les municipales 2020 et toutes les élections qui suivent. Pourquoi ? Pouvez-vous continuer à gagner comme vous l'avez toujours fait ? Pas si sûr...

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Ci-dessus : traditionnellement, les candidats faisaient les marchés pendant chaque campagne électorale. Carte postale ancienne, Bordeaux (Gironde) source site www.cparama.com

OUTIL n°1 : réseaux sociaux, mes réserves de voix

Aujourd’hui, les canaux de communication s’appellent Facebook et YouTube (les deux principaux) et ils sont ouverts 24h/24h ! Ces deux acteurs sont les médias d’information quasi-exclusifs des 15-44%. Alors faites le calcul rapide pour votre commune.

Récemment, j’ai accueilli des stagiaires âgés de 19 à 24 ans dans mon entreprise. Ces jeunes votants sont étonnants tellement leur regard critique est affûté, tellement les communications institutionnelles classiques ne les atteignent pas ! À leurs yeux, Facebook est déjà dépassé, ce qui ne les empêche pas d’être sur Facebook de manière quotidienne… ainsi que dans une large mesure leurs parents et grands-parents !

Mais jugez par vous-même : interrogez des 15-44 ans de votre entourage, testez votre communication actuelle sur les réseaux sociaux.

Sinon, quel est le risque ? C’est de perdre la face !

En 1996, le sympathique président Chirac découvrait la souris informatique raconte le livre “Chirac – Entre perles et culture” – Guy Baret – Éditions du moment

Et si la réponse n’était pas celle que vous croyez ? Il va falloir créer du lien, utiliser Facebook et YouTube pour se rapprocher de l’électorat. Et pour cela, il va falloir utiliser des principes de narration proches de vos électeurs, et notamment la spontanéité !

Il faudra également augmenter le volume de contenus : avec des stories éphémères (ces publications disparaissent généralement après 24 heures), il faudra sortir beaucoup, beaucoup de contenus…

OUTIL n°2 : l’outil de gestion de campagne

A quoi ça sert ? A construire vos stratégies électorales puis les mettre en œuvre avec votre équipe comme n’importe quelle entreprise. Beaucoup d’entre vous sont des habitué(e)s des campagnes électorales. Il est temps de prendre la mesure de votre époque.

Vos concurrents directs utilisent déjà des solutions du type R3CIT de POLIGMA (à l’origine du site candidats2020.com). Vous êtes déjà dans une situation de désavantage, dans une bataille déloyale, dans laquelle vos adversaires ont déjà plusieurs coups d’avance. Un exemple sur le terrain : vous rencontrez Claude Martin par hasard. La personne vous affirme son soutien, vous donne son e-mail et son téléphone.

Dans un cas, vous écrivez les coordonnées de Claude sur votre agenda. Vous faites passer l’info à la prochaine réunion à la personne qui gère la base des contacts. Il s’écoule des jours, il faut retrouver Claude sur la carte de la commune et identifier le bureau de vote.

Ci-dessus : en 1988, l’eau courante est installée dans cette bastide, qui passe alors de 0 à 4 toilettes. C’est la même chose pour vous : si vous refusez d’utiliser les outils de 2019, vous partez avec un désavantage. Photo : François Abbe – PASSADOC

Dans l’autre cas, vous recherchez Claude directement dans votre solution numérique. Elle reçoit un e-mail automatisé lui demandant son consentement pour faire partie de vos contacts réguliers dans le cadre de la campagne (RGPD oblige), elle valide ses coordonnées, vous l’invitez à la prochaine réunion de quartier, vous lui transmettez des informations précises à jour correspondant à son profil et vous gardez la trace de cette communication ciblée.

La conclusion est sans appel !

Une tête de liste peut-elle échapper à la révolution numérique ?

Mon père a 75 ans. C’est un baby-boomer comme bon nombre de candidats et candidates aux municipales. Depuis quelques années, je le sensibilise, le forme à utiliser l’essentiel des outils numériques (e-mail, internet, Facebook). “Tout ça, ça m’emmerde” m’a-t’il dit. Vous le pensez aussi ? J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne nouvelle, c’est que vous avez le droit de dire NON à l’usage des outils numériques. Vous allez certainement vous entourer des bonnes personnes. La com’ sur les réseaux sociaux sortira à travers le filtre de ces talents. On vous relayera les infos des concurrents, vous donnerez vos instructions pour les contrer… et tout ça jusqu’à fin mars 2020. Mais au final, vous serez un suiveur de l’agenda politique construit par vos concurrents, plutôt qu’un leader qui fait l’agenda.

Les pics d’échanges sur les réseaux sociaux les soirs et week-ends vous placeront dans un tel niveau de stress que même un vieux marc de Banyuls n’y pourra rien (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé) !

Récemment lors d’une inauguration, une élue m’a rapporté qu’elle était en train d’éteindre le feu avec son smartphone suite à un Tweet incendiaire. C’est son premier mandat politique et elle n’est pas déçue me confie t’elle. Cet article d’où est issu ce visuel décrypte le processus d’escalade sur Twitter.

La mauvaise nouvelle est en fait une super nouvelle pour les citoyens. Vous acceptez d’utiliser vous-même un minimum les réseaux sociaux. Vous allez vous ouvrir à ces 15-44 ans et tous les autres que vous ne croiserez pas autrement ! Vous allez construire du lien, fédérer les électeurs autour de votre projet politique. Ce qui est sûrement une excellente idée pour récupérer les 42% d’abstentionnistes (moyenne aux municipales de 2014). Une fois élu(e) en mars 2020, vous continuez sur vos bonnes pratiques.

Et comme vous avez un grand cœur et qu’on vous a “bassiné” avec ça, vous en faites profiter toute votre équipe de campagne. Vous formez les fidèles au fil de l’eau aux bonnes pratiques sur les réseaux sociaux. Votre garde prétorienne gère la campagne grâce au logiciel de stratégie politique et au suivi des réseaux sociaux. Vous démultipliez ainsi vos forces grâce à cette armée numérique pour (re)conquérir votre territoire politique.

Chiche ? Allez, contactez moi !

 

Campagnes électorales des villes, campagnes électorales des champs

 « Le processus de professionnalisation des campagnes électorales dans les grandes villes, caractérisé par le recours croissant, mais non systématique, à des entreprises privées de communication (agences de marketing politique, instituts de sondages, etc.) , s’opposerait alors à la permanence de l’« amateurisme » rural. Or, depuis plusieurs décennies, les territoires ruraux connaissent de profondes restructurations sociales et politiques qui invitent à réinterroger la spécificité des pratiques de mobilisation à l’œuvre en leur sein. » 

Des maires en campagne(s), Transformations des répertoires de mobilisation électorale et des registres de légitimité politique dans les mondes ruraux,

Sébastien Vignon, Volume 29 – n° 113/2016, p. 17-42, POLITIX

L’excellent article de Sébastien Vignon présentant les résultats de son enquête menée en Picardie à partir de l’élection municipale de 2014 en territoire rural est riche de nombreux enseignements.

Dans les échanges avec les maires sortants et candidats aux élections dans les territoires ruraux pour la campagne des #municipales2020, nous constatons effectivement une très nette inflexion des approches traditionnelles de la gestion des campagnes électorales en raison des facteurs de recompositions sociales et démographiques soulignées par ce chercheur en Science politique à l’Université Jules Verne d’Amiens :

  • Déclin des catégories socioprofessionnelles liées au monde rural, agriculteurs-exploitants, artisans et commerçants au profit des cadres et professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires.
  • Montée de l’abstention des électeurs néo-ruraux moins enclins à la participation électorale en raison d’une moindre implication dans la commune de résidence liée à une distance plus importante entre lieu de résidence et lieu d’activité par exemple ou d’un contrôle social traditionnel qui exerce une moindre prégnance sur les comportements.

Comme le souligne ce chercheur, « une dépréciation tendancielle des formes ” personnalisées” de conquête des suffrages contraint les prétendants à la mairie à (re) construire une transaction électorale sur de nouvelles bases ». Les candidats doivent construire une nouvelle offre électorale qui combine à la fois la proximité avec les électeurs, la capacité à montrer leurs capacités managériales et en évacuant un lien partisan trop marqué.

85% des maires interrogés annoncent avoir eu recours à différentes techniques de mobilisations électorales.

De façon plus étonnante encore dans les échanges avec les maires-sortants ou les candidats dans ces communes “rurale”, nous constatons effectivement la montée en puissance des techniques empruntées aux zones urbaines: porte-à-porte, recherches des leaders d’opinions, réunions “tupperware”, communiqués de presse, réunions publiques, réseaux de soutien et même l’utilisation de techniques numériques avancées. Ces stratégies électorales sont d’autant plus importantes que la concurrence politique est forte. Certains outsiders politiques ont même recours à des communicants et stratèges électoraux ce qui n’est pas sans poser le problème du financement des campagnes sur des communes où les dépenses ne sont le plus souvent pas remboursées (seuil de 9 000 habitants en population légale).

Comment faire le lien avec les nouveaux électeurs en territoire rural et périurbain ?

C’est à une véritable “situation d’inadaptation” à laquelle la génération traditionnelle des maires ruraux est confrontée. Il n’est plus possible de compter sur les ressorts traditionnels de la vie politique rurale et s’impose la nécessité de construire une communication politique qui croise la proximité avec les électeurs et la capacité à gérer le commun en combinant les intérêts locaux avec les réseaux supra-communaux. Les candidats aux #municipales2020 sur ces territoires ruraux et périurbains doivent donc adapter leur offre politique de manière segmentée et avoir recours à des outils qui amélioreront leur rendement électoral.

Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020

Le calendrier pour les élections municipales se précise

Le Conseil des ministres a tranché : les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020

Les conditions d’inscription sur les listes électorales ayant été modifiées, les demandes pourront être déposées jusqu’au vendredi 7 février 2020 pour s’inscrire sur les listes. 

Quant à vous, vous aurez jusqu’au jeudi 27 février pour déposer votre candidature auprès de votre préfecture.

Cette annonce des dates est une nouvelle étape dans la préparation des élections municipales de 2020. La période de campagne électorale débutera officiellement le 1er septembre 2019, mais les équipes mettent d’ores et déjà en place leurs stratégies. N’attendez pas le 1er septembre pour commencer à constituer votre liste et pour élaborer vos stratégies d’après l’étude de votre territoire

Ma campagne sur internet : comment occuper le terrain sans passer inaperçu(e)

Source : site CPArama
Si en cuisine "c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes", il y a peu de chance que cet adage fonctionne pour les prochaines municipales pour tous les candidats "baby-boomers" qui pensent qu'ils vont pouvoir reproduire leurs précédents succès électoraux avec les mêmes méthodes.

Une majorité des 15-44 ans s'informent exclusivement sur les réseaux sociaux (Facebook, YouTube et les autres). Alors, comment les convertir ? En établissant votre QG de campagne aussi sur YouTube !

Combien d’électeurs sont actifs sur YouTube ou Facebook dans ma commune ?

L’institut Médiametrie compile chaque mois les chiffres de l’audience des différents sites internet. Facebook et YouTube obtiennent chacun 46 millions de visiteurs uniques (résultats de mai 2019 sont ici).  La France compte 67 millions d’habitants d’après le bilan démographique de l’Insee. Donc environ 69% des habitants utilisent YouTube chaque et Facebook chaque mois.

Prenons un exemple dans une ville comme Tours en Indre-et-Loire : combien d’utilisateurs YouTube et Facebook ?

Première estimation: sur la base du nombre d’habitants à Tours 136.565 (population légale 2016) selon l’Insee en supposant le report de la part précédente en % il est possible d’estimer à 94.751 le nombre d’utilisateurs par mois à Tours sur les réseaux sociaux, sur YouTube et Facebook particulièrement.

Deuxième estimation : selon l’Insee, les 18-39 ans représentent 43% (19% pour les 18-24 ans et 24% pour les 25-39 ans) de la population légale totale. La solution RꓱCiT fournit à ses utilisateurs ces données dans son outil de diagnostic:

Troisième estimation à l’échelle des quartiers : l’outil de stratégie de  tableau de bord compilé par la solution RƎCiT. Là, on découvre les 5 quartiers où les 18-24 ans sont les plus présents (Montjoyeux, Centre 1, Cathédrale, Grammont 2 et Deux Lions Gloriette). Cette catégorie de population est connectée à 100% sur internet. C’est leur source privilégiée d’information explique Mediametrie !

En conclusion, votre succès dans les urnes passe d’abord par les réseaux sociaux…

Comment briller sur les réseaux sociaux ?

La majorité des publications utilisent textes et photos. Pour sortir du “bruit ambiant”, il faut faire mieux : la VIDÉO ! Ça tombe bien car certains électeurs utilisent exclusivement YouTube pour s’informer.

Source : Médiamétrie et Médiamétrie//NetRatings-Audience Internet Global -Tous lieux de connexion -France -Mai 2019 -Base : 2 ans et plus

Sur la liste Mediametrie des 8 sites les plus visités en France,  2 groupes trustent 4 des 8 premières places :

  • Le groupe Google dont YouTube fait partie totalise 52 millions de visiteurs uniques par mois
  •  Le groupe Facebook dont Instagram fait partie recueille 48 millions de visiteurs uniques par mois

Ce qu’il faut retenir : les 3 premiers, Google, YouTube et Facebook mettent en avant la vidéo.

Pourquoi mes vidéos YouTube vont décupler mon audience ?

Faites le test : recherchez sur Google “MUNICIPALES 2020” puis le nom de votre département. Qu’est ce qui apparaît en milieu de page ? Les vidéos de YouTube. Autrement dit, vous remontez en tête des résultats. Alors imaginez de réduire à l’échelle d’une commune avec un nombre de résultats encore plus limité.

Source : Google

Maintenant, faites la recherche sur votre commune. Deux options :

  1. Aucune vidéo n’apparaît en première page d’une recherche : le champ est libre pour ajouter des vidéos bien référencées. Montez votre chaîne YouTube et republiez sur Facebook ; vous trouverez la marche à suivre dans la formation “Réussir votre campagne électorale grâce à la communication vidéo”
  2. Des vidéos apparaissent déjà comme sur la recherche du 14/7/19 ci-dessus pour Municipales 2020 Arcachon, le jeu consiste à publier d’autres vidéos pour qu’elles remplacent celles mises en avant ; on vous donne des trucs au chapitre 4 de la formation “Réussir votre campagne électorale grâce à la communication vidéo”

Comment obtenir plus de visibilité rapidement ?

Cerise sur le gâteau (oui, nous aimons la bonne chère !) : comment aller vite ? En mettant en place une stratégie de contenu fidèle à votre agenda politique. Pour cela, il y a 4 thèmes (votre univers, votre campagne, vos cas pratiques et les témoignages). Pour ne pas lasser vos jeunes électeurs, il faut varier le contenu. La vidéo est encore une fois parfaite. Il en existe 3 familles : le film, la capture d’écran et l’animation. Tous ces éléments sont expliqués au chapitre 4 de la formation “Réussir votre campagne électorale grâce à la communication vidéo”.

Comment rester motivé(e) d’ici l’élection municipale de mars 2020 ?

Mes années de RH comme chef d’entreprise m’ont appris qu’il y a 3 facteurs de motivation : l’égo, l’argent et le plaisir. La vidéo réunit l’égo (vous montrer) et le plaisir. C’est le principe même de ma formation : comment vous mettre en valeur avec un minimum d’effort, comment vous faire plaisir dans la durée.

Essayez par vous-même de suivre le programme ou confiez le sujet à un membre de votre équipe. Vous pouvez suivre de manière autonome la formation en ligne, à votre rythme. On commence par une vidéo de lancement de campagne en 10 minutes au chapitre 2, puis les bases pour lancer votre chaîne YouTube au chapitre 3.

C’est donc dans les nouveaux pots qu’on fait la meilleure cuisine contemporaine, à vous de jouer ? !

François Abbe (Mesclado), avec les contributions de Stéphane Boisson (Poligma)

Tour d’horizon des principaux réseaux sociaux

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux se sont imposés comme un support de communication important pour mener une campagne électorale. S’ils ne remplacent pas le travail de terrain et les rencontres avec les habitants, ils sont tout de mêmes nécessaires pour faire connaître votre action et vos propositions à des électeurs qui se sont éloignés de la politique et qui ne s’informent pas via les médias dits traditionnels tels que la presse, la radio et la télévision. D’après une étude réalisée par Hootsuite et We are social sur les usages numériques en 2018, 38 millions de Français utilisent les réseaux sociaux

Face à la multiplication des réseaux sociaux, vous ne savez pas peut-être pas lesquels utiliser. Nous vous proposons ci-dessous un tour d’horizon des principaux réseaux et de leurs particularités. Mais avant de poursuivre, n’oubliez pas qu’il n’est pas nécessaire de s’inscrire sur tous les réseaux sociaux : il vaut mieux être présent sur un ou deux réseaux et les alimenter régulièrement plutôt que de s’inscrire sur tous les réseaux et y être inactifs. Un compte vide vous portera plus préjudice que l’absence de compte, car il donnera l’impression que vous n’êtes pas réguliers dans vos actions.

Facebook

Inutile de le présenter, Facebook est le plus connu des réseaux sociaux. En France, la tranche d’âges la plus représentée parmi les utilisateurs est celle des 25-34 ans. L’évolution tend en effet à un léger vieillissement des utilisateurs en France, puisque les 18-24 ans préfèrent d’autres réseaux tels qu’Instagram ou Snapchat. Facebook reste néanmoins le réseau incontournable pour promouvoir son programme électoral

Sur Facebook, vous avez la possibilité de créer un profil et/ou une page.  

  • Un profil correspond à une personne physique : une fois votre compte créé, vous pouvez entrer en contact avec d’autres utilisateurs via les demandes d’amis. La demande d’ami implique que les deux utilisateurs acceptent mutuellement d’être en contact. Vous êtes limité à 5000 amis.
  • Une page correspond à une personne morale (collectivité, entreprises, associations…) et peut également être utilisée par des candidats à une élection. Les utilisateurs peuvent s’abonner à votre page sans qu’il y ait de demande en ami et le nombre d’abonnés est illimité. Vous avez accès aux statistiques pour analyser votre audience, ce que ne permet pas le profil. L’inconvénient des pages est que leur contenu est rendu moins visible sur les fils d’actualité par Facebook, qui préfère mettre en avant les publications des profils. Il faut donc publier de manière régulière et préférer certains contenus (des vidéos par exemple) pour augmenter ses chances d’être vu. 

Ce qu’il faut retenir : si vous ne deviez choisir qu’un réseau social, ce serait Facebook. Avant de publier, vous devrez choisir entre un profil et une page (vous devez néanmoins créer un profil avant de créer une page à partir de votre profil). Publiez régulièrement pour construire votre audience.

Twitter

Le principe est simple : partager des messages de 280 caractères maximum. Le but n’est pas de développer de longs argumentaires mais de résumer ses propositions et ses actions en quelques mots et à l’aide de photos et de vidéos. Twitter est intéressant si vous êtes candidat dans une commune de plus de 30 000 habitants. Ce réseau social, fortement investi par les journalistes et autres influenceurs, vous permettra d’être rapidement relayé grâce aux “retweet”. Un tweet de quelques caractères peut ainsi facilement faire le buzz. Attention toutefois à bien mesurer la portée de vos propos. La viralité des messages peut être une opportunité comme elle peut porter sérieusement atteinte à votre campagne. 

Ce qu’il faut retenir : Twitter n’est pas forcément le réseau adapté à votre stratégie si la commune où vous vous présentez a moins de 30 000 habitants.

Instagram

Avec 14 millions d’utilisateurs en France (d’après l’étude réalisée par Hootsuite et We are social), Instagram vous permet de retoucher vos photos à l’aide de filtres et de les partager. Vous pouvez également publier des vidéos ou filmer en direct grâce à la fonctionnalité “stories”. Avec Instagram, vous pourrez vous adresser aux 18-24 ans, très présents sur ce réseau. Ici, tout se joue sur l’image, le texte se résume à quelques mots ou quelques lignes. Assurez-vous de pouvoir publier régulièrement pour accroître votre visibilité. 

Ce qu’il faut retenir : pour toucher les 18-24 ans, utiliser Instagram peut être une bonne stratégie, à condition d’être constant dans le rythme de publication et de publier plusieurs fois par semaines.

Youtube

Plateforme sociale la plus utilisée en France, devant Facebook, Youtube fédère toutes les tranches d’âges. L’avantage d’utiliser Youtube est de pouvoir y stocker vos vidéos puis de les partager sur vos différents réseaux sociaux, au lieu de stocker une même vidéo sur plusieurs réseaux : le nombre de vues augmentera plus facilement de cette manière. Pour en savoir plus sur Youtube, inscrivez-vous à notre formation en ligne.

Ce qu’il faut retenir : stocker vos vidéos sur Youtube vous évitera de les télécharger sur vos autres réseaux sociaux. Nous vous proposons une formation en ligne pour apprendre à faire des vidéos avec votre smartphone pour votre campagne électorale.

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LinkedIn

LinkedIn est un réseau professionnel qui est surtout utilisé par les CSP +. Il vous sera utile pour votre stratégie électorale si vous souhaitez prendre contact avec les acteurs socio-économiques de votre territoire et si le développement économique de votre commune fait partie de vos axes de campagne. Les entrepreneurs sont très actifs sur ce réseau. LinkedIn peut aussi vous permettre de faire de la veille sur l’actualité des entreprises de votre commune. 

Ce qu’il faut retenir : si le développement économique de votre commune fait partie de vos axes de campagne, alors LinkedIn est le bon réseau social pour relayer vos propositions et pour vous constituer un réseau d’acteurs économiques. 

Il ne vous reste plus qu’à choisir les réseaux sociaux sur lesquels vous souhaitez porter votre action, en fonction de votre stratégie et du temps que votre équipe et vous pouvez y consacrer ! 

Et maintenant que vos comptes sont créés, quels contenus publier ?

Quels contenus créer pour partager sur les réseaux sociaux ?

Vous avez créé vos comptes sur les réseaux sociaux et vous vous demandez maintenant comment alimenter vos comptes ? Dans cet article, nous allons vous aider à définir votre stratégie éditoriale.

La vidéo est vecteur de communication privilégié sur les réseaux sociaux

À retenir, pour tous les réseaux sociaux : il n’y a pas mieux que le contenu vidéo. En effet, les réseaux sociaux mettent plus facilement en avant les contenus vidéos sur les fils d’actualités des utilisateurs. Vous avez donc plus de chance d’avoir de la visibilité si vous partagez des vidéos plutôt que du texte; Cela est d’autant plus important que les utilisateurs, en grande partie les plus jeunes, s’informent de plus en plus à l’aide de ce format.

Vous ne savez pas comment produire des vidéos régulièrement et par vous-même ? Pas de panique, nous avons la solution pour vous : notre formation en ligne ne fera peut-être pas de vous le prochain Spielberg mais elle vous aidera à réaliser vos propres vidéos et à les publier sur les réseaux sociaux. Vous souhaitez suivre notre formation en ligne sur Udemy, vous pouvez directement ici.

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Images et photos favorisent votre communication politique

Les photos sont également indispensables. Vous ne serez pas lus si vous ne publiez que du texte. Demandez à votre équipe de vous prendre en photo lors de vos actions sur le terrain. Prenez-vous même des photos, peu importe si vous êtes un expert ou nom de la photo, c’est le contenu qui prime. Réunions publiques, porte-à-porte, marchés, réunions tupperware, images significatives de votre campagne qui illustrent les axes de votre campagne, vos rencontres avec les électeurs, la manière dont vous menez à bien l’agenda politique de la campagne. Vous devez montrer à vos électeurs que vous êtes présent et que vous allez à la rencontre des habitants de votre territoire. Chaque sortie, chaque action, chaque événement, peut faire l’objet d’une photo puis d’une publication sur les réseaux. Décrivez ce que vous faites en quelques lignes sur Facebook et Instagram ou en 280 caractères maximum sur Twitter.

Sur Instagram, en plus des photos de vos actions, vous pouvez partager des visuels avec vos propositions de campagne : le texte sur l’image sera davantage lu que le texte en légende. Publiez aussi des photos de votre territoire et de ce qui fait sa richesse. Publiez des images qui résument les axes de votre campagne. Vous disposez de nombreux outils en ligne pour élaborer des infographies à diffuser sur les réseaux sociaux comme par exemple l’excellent canvas

Les hashtags ### au cœur de vos stratégies de diffusion

Sur Twitter et Instagram, misez sur les hashtag (#). C’est en mettant des hashtag beaucoup utilisés que vous ferez connaître vos publications et vos profils. Faites une recherche pour savoir quels hashtags sont les plus utilisés sur votre commune et n’oubliez pas le “#municipales2020”, indispensable pour les prochaines élections ! Si la limite de caractères sur Twitter vous empêche de mettre plusieurs hashtag, n’hésitez pas à les multiplier sur Instagram, c’est ce qui fera croître votre audience. Les hashtags sont moins utilisés sur Facebook et LinkedIn. Sur ce dernier, vous pouvez toutefois en mettre quelques-uns.

Partagez vos propositions de campagne sur LinkedIn, notamment celles qui concernent le développement économique de votre territoire. Publiez des photos et vidéos de vos visites d’entreprises et rencontres avec les acteurs économiques. Sur ce réseau, vous pouvez publier des textes un peu développés que sur les autres réseaux, mais n’oubliez pas que beaucoup ne les lisent pas et qu’il faut attirer leur attention dès les premiers mots.

Que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram ou LinkedIn, servez-vous de la possibilité de tagger d’autres utilisateurs. Lorsque vous taggez une personne (un colistier présent avec vous lors d’un événement et figurant sur votre photo ou votre vidéo par exemple), vous lui indiquez qu’elle apparaît sur votre publication. Elle reçoit alors une notification et peut facilement voir ce que vous avez posté. Ses amis et/ou ses abonnés verront alors apparaître votre publication sur leur fil d’actualité. Pour tagger, rien de plus simple : appuyez sur la touche “@” de votre clavier et tapez les premières lettres du nom de la personne : son profil apparaît et vous pouvez le sélectionner.

Vous avez maintenant quelques pistes pour alimenter vos réseaux sociaux. Si vous manquez toujours d’inspiration, allez voir ce que font d’autres candidats aux élections municipales sur leurs comptes, cela pourrait vous donner des idées.

Comment respecter les recommandations de la CNIL et le RGPD tout en mettant en oeuvre une communication efficace pour une campagne électorale ?

Vous vous présentez aux élections municipales de 2020 et allez devoir traiter des données personnelles pendant votre campagne électorale. Depuis la loi Informatique et libertés de 1978 et depuis le 25 mai 2018, date d’application du Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), la collecte et le traitement des données personnelles sont soumis à des obligations et interdictions. En France, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) veille au respect de ces règles. La CNIL a mis en ligne pendant la campagne des européennes un formulaire pour les électeurs qui souhaitaient dénoncer un usage abusif de leurs données (ce formulaire est pour le moment non disponible et le sera sûrement dès le 1er septembre 2019, date officielle de lancement de la campagne des municipales).

La collecte de données personnelles dans le champ politique est particulièrement encadrée par la loi et contrôlée par la CNIL

Quelles données collecter dans le cadre d’une campagne ?

Les données personnelles sont des données qui permettent d’identifier directement ou indirectement une personne physique : prénom, nom, adresse (postale et email), numéro de téléphone, date de naissance, photo, empreinte digitale, etc.

Parmi les six réflexes à avoir selon la CNIL, le premier est de ne collecter que les informations dont on a besoin. Dans le cadre de votre campagne électorale, vous n’aurez pas d’intérêt à collecter les empreintes digitales de vos contacts par exemple. Avant de collecter des informations sur les habitants de votre territoire, réfléchissez bien à celles qui vous seront réellement utiles.

Attention : veillez à ne pas collecter et à ne pas traiter de données sensibles, c’est à dire des informations sur l’origine, la religion, l’appartenance syndicale, la santé, la sexualité… Le RGPD interdit de collecter ces données. Vous ne pouvez pas vous servir des fichiers de votre collectivité, de votre association, de votre organisme et/ou de votre entreprise. La CNIL résume en une image les fichiers que vous pouvez utiliser et ceux dont vous ne pouvez pas vous servir.

De la nécessité de demander le consentement des contacts

Finie l’époque où vous pouviez récupérer des fichiers remplis d’adresses email et de numéros de téléphone et communiquer régulièrement avec ces contacts sans leur accord. Il vous faut maintenant obtenir le consentement de vos contacts pour pouvoir collecter et traiter leurs données personnelles. Après avoir obtenu leur adresse email ou leur numéro de téléphone, vous ne pouvez leur demander leur consentement qu’une seule fois. Lors de l’envoi de votre premier email, n’oubliez pas d’indiquer à votre contact par quel moyen vous avez récupéré ses données. En cas de refus, vous devez supprimer les données du contact ; s’il ne répond pas, vous ne pouvez pas interpréter son absence de réponse comme un consentement. Vous ne pouvez donc pas communiquer avec cette personne.

Le formulaire est le meilleur moyen pour obtenir le consentement de vos contacts et pour en garder une trace. Sur ces formulaires, vous devez indiquer ce que vous ferez avec les informations collectées, le temps de conservation des données et les droits des électeurs.

Pour être valide, le consentement doit être :

  • libre (sans contrainte)
  • spécifique (un consentement pour un seul traitement pour une seule finalité. Si le consentement se fait sous la forme de cases à cocher, alors il faut une case par finalité. Exemple : une case pour accepter d’être contacté par email et une case pour accepter d’être contacté par SMS et non une seule case pour les deux finalités.)
  • éclairé (vous devez indiquer : l’identité du responsable du traitement, les finalités poursuivies, les catégories de données collectées et l’existence d’un droit de retrait du consentement)
  • univoque (il ne peut y avoir d’ambiguïté quant à l’expression du consentement).

Le cas particulier des réseaux sociaux

Certaines solutions numériques de types CRM politiques (Customer Relationship Management) vous permettent de collecter automatiquement des données personnelles issues de vos comptes sur les réseaux sociaux. La CNIL indique dans un document datant de 2016 et toujours en vigueur : “La collecte massive de données issues des réseaux sociaux n’est pas légale en l’absence d’information des personnes concernées”. Le fait d’être ami avec vous ou d’être abonné à votre page sur un réseau social ou de vous suivre ne constitue pas un consentement au traitement de ses données personnelles. Si vous souhaitez collecter des informations sur vos amis/abonnés, vous devez prévenir clairement les utilisateurs des réseaux sociaux. En ce qui concerne les utilisateurs qui aiment et partagent le contenu de vos profils/pages sans être amis ou abonnés : vous n’avez pas le droit de collecter automatiquement leurs données puisque ces personnes ne sont pas informées de votre collecte.

Le traitement des données

Comment catégoriser les contacts ?

Traiter des données personnelles dans un cadre politique implique des règles particulières. Dans la délibération n°2012-020 du 26 janvier 2012, toujours en vigueur, la CNIL sépare les contacts des partis politiques et des élus et candidats en deux catégories : les contacts occasionnels et les contacts réguliers. Un contact régulier est, selon la définition de la CNIL,  “toute personne qui accomplit, auprès d’un parti politique, une démarche positive en vue d’entretenir des échanges réguliers et touchant directement à son action politique.” Un contact occasionnel est quant à lui “toute personne qui sollicite ponctuellement un parti politique ou un candidat, sans entretenir avec lui d’échanges réguliers dans le cadre de son activité politique. Toute personne sollicitée sans démarche volontaire de sa part”.

Pour résumer : un contact occasionnel n’a pas encore donné son consentement pour devenir un contact régulier : vous pouvez lui en faire la demande une fois. Un contact régulier a donné son consentement pour le devenir et vous pouvez communiquer avec lui selon les modalités qu’il a choisies.Vous ne pouvez donc pas utiliser des termes empruntés au marketing et aux réseaux sociaux tels qu’abonnés et prospects pour catégoriser vos contacts.

Comment croiser les informations ?

Votre travail sur le terrain et votre communication numérique vous permettent d’accumuler un grand nombre d’informations sur vos électeurs. Vous pourrez personnaliser vos communications envers vos contacts en croisant les données que vous avez sur eux. Ce travail vous est facilité si vous utilisez une solution numérique de gestion de contacts. Il vous est alors possible, sur la fiche de Madame Michu par exemple, d’ajouter, en plus des informations issues de la liste électorale, l’intérêt qu’elle porte aux différentes thématiques sur la commune, aux différentes réunions de quartier ou thématiques que vous organisez et aux animations culturelles de votre commune.

Veillez toutefois à ne pas mettre de telles informations si Madame Michu est un contact occasionnel. En effet, comme l’indique la CNIL, Le croisement des données personnelles ne peut concerner que les contacts réguliers.  Les conditions d’information et de recueil du consentement peuvent en effet difficilement être satisfaites pour les contacts occasionnels.
Certaines solutions numériques de gestion de contacts vous permettent d’attribuer des mots-clefs à vos contacts, même à ceux n’ayant pas donné leur consentement. Nous vous conseillons de veiller à ce que les membres de votre équipe soient bien informés de l’interdiction de cette pratique ou bien d’utiliser une solution qui empêche le croisement des données pour les contacts occasionnels.

Le droit des électeurs à consulter, modifier et supprimer leurs données

Même s’ils ont accepté de faire partie de vos contacts réguliers et de recevoir vos communications, vos contacts doivent pouvoir vous demander de consulter, de modifier et de supprimer leurs données à tout moment. 

Tout électeur peut vous interroger sur les données que vous possédez sur lui, sur leurs origines et sur leurs traitements (article 15 du RGPD) ; tout électeur peut également vous demander de modifier ou de supprimer les données le concernant (articles 16 et 17 du RGPD).  L’article 20 du RGPD vous oblige à transmettre à n’importe quel électeur qui en fait la demande, les données personnelles le concernant. Vous devez fournir ces données “dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine”. C’est le droit à la portabilité

Le temps de conservation des données

Terminé, l’envoi de mails en masse à des personnes que vous ne connaissez pas et/ou qui n’ont pas affirmé vouloir être contactées de votre part. N’oubliez pas que vos électeurs sont désormais sensibilisés à leur droit à la protection des données personnelles et qu’ils peuvent saisir la CNIL pour lui signaler des pratiques abusives de prospection politique. La CNIL avait mis à disposition des électeurs un formulaire de signalement pour les élections européennes de 2019. Nul doute qu’elle en fera de même pour les élections municipales de 2020.

La communication par courriels

Dans les courriels que vous envoyez à vos contacts réguliers, n’oubliez pas d’indiquer qui vous êtes et à quelle élection vous vous présentez. Vous devez également préciser comment vous avez obtenu l’adresse email de votre contact. Lors d’un premier contact par email, sur un formulaire de consentement par exemple, indiquez à votre contact quel sera le traitement de ses données personnelles ainsi que la durée de conservation de ces  informations. Dans chacun de vos emails, vous devez permettre à vos contacts de se désabonner de manière “accessible, simple et efficace”. Enfin, votre contact doit pouvoir vous demander de consulter ses données, de les modifier et de les supprimer.

La communication par téléphone/SMS

La communication par SMS doit répondre aux mêmes règles que la communication par email. Les modalités de désabonnement, de modification et de suppression de données doivent être “accessible, simple et efficace” pour vos contacts. Vous devez mettre en place un dispositif “STOP PROSPECTION”

Si vous souhaitez vous servir d’automates d’appel, vous devez obtenir le consentement des contacts avant le premier appel. Lors du recueil du consentement, vous devez informer vos contacts de la plage horaire précise des appels. Vos messages vocaux pré-enregistrés doivent comporter les mêmes mentions légales que pour les emails et les SMS

Comment obtenir la liste électorale ?

Comment obtenir la liste électorale ?
A qui devez-vous vous adresser ?

Nous vous conseillons de consulter la page de notre site consacrée à la question de la liste électorale.

En vertu des dispositions de l’article 37 du Code électoral (LOI n° 2016-1048 du 1 er août 2016) qui prescrivent que :


“Tout électeur, tout candidat et tout parti ou groupement politique peut prendre communication et copie de la liste électorale”

article 37 du Code électoral (LOI n° 2016-1048 du 1 er août 2016)

et de l’article 4 de la loi du 17 septembre 1978 ainsi que des dispositions de la circulaire INT/A/07/00122/C modifiées par la circulaire du 17 décembre 2009, puis celle du 25 juillet 2013 rappelant expressément les modalités pratiques de cette communication ainsi que de celles de la délivrance des copies, vous pouvez solliciter l’obtention d’une version informatique au format Excel/CSV du répertoire électoral unique (REU) auprès de votre commune ou de la préfecture de votre département.
Pour ce faire, vous devez adresser un courrier en attestant sur l’honneur que vous ne ferez pas d’usage commercial des données de la liste électorale, Vous devez envoyer une copie de votre pièce d’identité et carte d’électeur.